Europe Solidaire
CultureEconomieEducationEnvironnementInstitutionsInternationalSciencesSécurité/DéfenseSocialTechnologiesValeurs
Aggrandir Réduire Reinitialiser

Accélération de la course aux armements dans le domaine des missiles

La guerre contre la violence islamique entreprise en Afrique de l'ouest ne doit pas faire oublier que d'autres théâtres d'affrontement se préparent, au Moyen Orient mais aussi avec la Russie.

En ce qui concerne le Moyen-Orient, cette course paraît inévitable, dans la mesure où Israël et les Palestiniens refusent de s'entendre. Israël comme le montre l'article de Spacewar.com (http://www.spacewar.com/reports/Israel_upgrades_missile-killer_Iron_Dome_999.html) veut renforcer les capacités de ses deux systèmes de défense, Iron Dome et David Sling. De son coté l'Iran, selon le Hamas qui s'approvisionne en missiles chez elle, renforcerait la portée de ceux-ci. Les derniers affrontements laissent cependant penser que les améliorations (up-grade) ne répondent jamais aux exigences de ceux qui les mettent en oeuvre. On recense toujours une proportion importante d'échecs. Par contre elles font l'affaire des industriels concernés. Autant de crédits, évidemment,  qui ne serviront pas à l'amélioration du niveau de vie des populations. Mais peu importe car la frustration de celles-ci est aussi une arme de guerre.

Plus irresponsable (d'autant plus qu'elle ne s'impose pas) est la course aux armements entre USA et Russie dans le domaine des missiles anti-missiles BMD et BMDE (en Europe). Elle a été relancée ces derniers mois par l'administration américaine et ses alliés européens, dont la France. Celle-ci aurait négocié avec les Américains son retrait d'Afghanistan contre un accord pour accélérer la mise en place du bouclier en Europe. Ceci signifiera le déploiement, prévu en 2015, de missiles Standard SN-3 à grandes capacités. Officiellement, il s'agirait de prévenir des attaques iraniennes, mais le prétexte ne trompe personne. C'est la Russie qui est visée. Celle-ci estime la chose inacceptable et menace de développer son propre arsenal stratégique offensif au-delà des limites imposées par le traité de désarmement réciproque START, afin de ne pas laisser paralyser ses capacités de riposte à une première frappe américaine. Le traité en sera, officiellement ou de facto, rendu caduc. Le Prix Nobel de la Paix qu'est Obama ne fera rien, après sa réélection, pour engager une désescalade. L'avenir paraît sombre. Voir Russia to-day http://rt.com/politics/us-russia-reset-obama-inauguration-422/

Il est clair en ce domaine que, sauf à admettre l'hypothèse d'une guerre nucléaire générale avec la Russie, les Etats-Unis et ses alliés n'ont aucun besoin du BMD. Les seuls qui en profiteront sont, là encore, les industriels américains déjà très impliqués dans Iron Dome et David Sling.

Dans les deux cas, la diplomatie européenne paraît n'avoir rien à dire ou faire en propre.

23/01/2013
Vos réactions
Dernières réactions
Actuellement, pas de réaction sur cet article!
Votre réaction
Vérification anti-spam
Nom/pseudo*


Email*


Titre*


Commentaire*


* champs obligatoires
Europe Solidaire